Notre Dame de Pontmain

Notre Dame de Pontmain : quand Marie illumina le ciel

Au soir du 17 Janvier 1871, Notre Dame de Pontmain nous dévoile un message d’une grande force spirituelle. Ce jour-là, aucun de ses mots ne furent laissés au hasard. Mais que s’est-il passé pour que Marie apparaisse dans le ciel de ce village? Retour sur une suite d’événements bouleversants.

Pontmain : un petit village sans histoire

A cette époque, Pontmain est une petite bourgade isolée, oubliée de tous. Elle est habitée par une centaine de villageois prétendus primitifs aux yeux des occupants environnants.

Le père Michel Guérin, était, de son côté, considéré comme peu intelligent par ses supérieurs. Il est envoyé à Pontmain pour se faire oublier et « pour ne pas faire d’histoire ».

Pendant 35 ans, il va s’atteler avec amour et passion à allumer la flamme de la foi parmi les habitants de Pontmain. Il commencera d’abord par faire reconstruire l’église du village qui était en ruine. Puis trouvera les financements pour y mettre une belle statue de la Vierge Marie (vous pouvez d’ailleurs toujours voir celle-ci en place dans l’église de Pontmain). Il introduira également la récitation du chapelet dans les maisons ainsi que la pratique sacramentelle.

Un événement particulier engendre l’apparition de Notre Dame de Pontmain

A force de patience et de bienveillance, le père Guérin transforme ses paroissiens en une véritable communauté qui se rassemble autour de notre Seigneur Jésus Christ.

Mais en Septembre 1870, les temps incertains vont commencer à mettre cette fervente foi à rude épreuve : la France est en guerre et la Prusse gagne du terrain.

Notre Dame de Pontmain

Le 12 Janvier 1871, les habitants ont peur, l’hiver est très rude, l’argent se fait de plus en plus rare. Sans compter qu’ils n’ont plus de nouvelles des 38 jeunes partis à la guerre durant l’été 1870 et que les prussiens se rapprochent. On entend dire qu’ils seront bientôt à Laval!

Dans ce climat difficile, l’abbé Guérin continue de mobiliser ses paroissiens pour prier : A la fin de chaque office et des vêpres, tout le monde chante pour le salut de l’Eglise et de la France.

Hélas, en ce début d’après-midi du 15 Janvier 1871, le cœur des villageois n’y est plus.

Lorsque l’Abbé Guérin demande à ses paroissiens d’entonner le cantique « Mère de l’espérance » avant qu’il n’allume, comme à l’accoutumé, les 4 bougies situées au pied de la statue de la Vierge Marie, les villageois refusent : « On a beau prier, Dieu ne nous écoute pas. »

Comme ces mots ont dû déchirer le cœur de l’abbé Guérin ! Mais ce que les habitants ignoraient, c’est que la Vierge Marie, elle-même, les avaient entendu et qu’elle allait leur répondre, trois jours plus tard.

Le soir du 17 Janvier 1871, Notre Dame de Pontmain apparaît durant 3 heures devant 60 personnes, dévoilant peu à peu, un bandeau orné de ces mots :

MAIS PRIEZ MES ENFANTS DIEU VOUS EXAUCERA EN PEU DE TEMPS – MON FILS SE LAISSE TOUCHER.