maison natale de sainte thérèse

La maison natale de sainte Thérèse : le berceau d’une foi hors du commun

Lisieux, sa Basilique, sa Cathédrale, son Carmel, … autant de lieux souvent associés à l’image de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. Des lieux sacrés qui furent témoins de son parcours spirituel extraordinaire, de son cheminement constant vers Notre Dieu Tout Puissant. Mais impossible de raconter la vie de Sainte Thérèse sans évoquer également sa maison natale à Alençon, la maison familiale des Saints Epoux Martin. Après vous avoir fait partager mon émouvant pèlerinage à Lisieux, je vous propose donc cette fois-ci de découvrir le berceau de Sainte Thérèse, les lieux qui ont vu naître celle qui nous encourage à emprunter le chemin de la confiance en Dieu. Une plongée passionnante au cœur d’une famille du XIXe siècle. Un retour aux sources saisissant, touchant sur les premiers pas d’une sainte qui parle à tous les chrétiens que nous sommes.

La maison de famille alençonnaise : au cœur de l’intimité des Martin

La visite de la demeure de la famille Martin, c’est l’occasion de découvrir la vie des Alençonnais dans les années 1871 à 1877. Transformée en musée, la maison de la rue Saint-Blaise accueille les pèlerins du monde entier dans une atmosphère d’antan où chaque membre de la famille semble être encore présent. Dès le début de la visite, nous avons le sentiment d’être reçu par chacun d’entre eux, de grands portraits de Zélie, Louis et de leurs cinq filles ornant les murs de l’entrée. Une des petites sœurs de Sainte Thérèse d’Imola nous guide ponctuant la visite de remarques touchantes qui renforcent la communion avec la famille …

D’emblée, le hall d’accueil de la maison natale de Sainte Thérèse plonge le visiteur dans le passé, celui de la petite Thérèse, de ses premiers pas, de ses rires et de ses pleurs d’enfant, grâce à une belle galerie historique : une carte d’Alençon datant de l’époque de la famille Martin, l’arbre généalogique de la famille, des photographies, … Une immersion totale dans le quotidien de ces êtres attachants qui passe également par une exposition d’objets personnels de l’époque : les poupées et la dînette des filles, le portefeuille et la trousse de toilette du père, ses instruments d’horlogerie, le châle de Zélie et une des pièces de dentelle qu’elle créait, des habits de Thérèse, …

Une scénographie réaliste : l’enfance de Sainte Thérèse

Outre la galerie historique et l’exposition d’objets personnels, un auditorium permet au visiteur de visionner un film retraçant l’immense correspondance de Zélie. Des lettres dans lesquelles elle évoquait sa vie de famille, son travail mais également sa foi. On s’imprègne ainsi totalement de l’atmosphère dans laquelle vécut la petite Thérèse durant les quatre premières années de sa vie : une mère qui « aime les enfants à la folie », l’humanisme profond des parents, un foyer heureux où l’entente règne, … Des années fondatrices qui marqueront à jamais Sainte Thérèse.

Quant à la maison elle-même, elle bénéficie d’une mise en scène soignée qui semble littéralement donner vie au foyer. Des voix, des bruits résonnent au sein des différentes pièces. Des images défilent dans les miroirs pour compléter la scénographie. Le temps d’un instant, on s’imagine au cœur d’une maisonnée vivante, on s’attend à voir surgir face à nous un des occupants. L’intérieur reconstitué à l’authentique renforce cette impression de réalisme avec ses lourds rideaux et ses belles tapisseries typiques de la bourgeoisie du XIXe siècle.

La chapelle : la naissance d’une sainte

Erigée dans les années 1925 à 1928 suite à la canonisation de Sainte Thérèse, la chapelle attenante à la maison natale s’ouvre sur la chambre des époux Martin, celle-là même où naquit Thérèse le 2 janvier 1873 et où mourut Zélie le 28 août 1877. On y découvre le berceau de Thérèse avec émotion, un sentiment partagé par tant d’autres visiteurs comme en témoignent la présence sur les murs de nombreux ex-voto ornés de messages plus touchants les uns que les autres.

Autre symbole fort présent dans la chapelle, la statue de la Vierge du Sourire, une statue que Thérèse décrit dans des termes très affectueux en mai 1884 lorsqu’elle revient sur « l’étrange maladie » dont elle fut frappée à 11 ans. Posée sur sa commode, près de son lit, la statue de la Vierge du Sourire lui aurait insufflé réconfort et apaisement durant ce pénible épisode tant « son visage respirait une bonté et une tendresse ineffable ».

Quel bel hommage rendu à la vie de famille des Martin, un foyer au destin exceptionnel et exemplaire ! La maison natale de Sainte Thérèse nous plonge au cœur de ce lieu central, incontournable où s’épanouit une famille, où se forgent des caractères. Thérèse et ses quatre sœurs y ont joué, ri, pleuré et prié. C’est à cet endroit que Thérèse a appris à créer des liens avec sa plus proche famille et avec leur entourage. Comme une sœur de Sainte Thérèse d’Imola l’a exprimé avec tant de justesse, en visitant la maison natale de Sainte Thérèse, « on touche à l’intimité » d’une famille si chère à nos coeurs de croyants…

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