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Les Chapelets Anciens : Collection de modèles rares et antiques

Collier de perles reliées par des chaînettes et Crucifix en pendentif, le chapelet est un bijou spirituel support de prière. On prie le Chapelet en s'adressant à la Vierge Marie, à Notre Seigneur Jésus-Christ et aux saints catholiques.

Les chaînes qui habillent les anciens chapelets de la collection sont en métal argenté ou doré, en argent 925, ou encore en plaqué or. Ces métaux précieux ont avantageusement remplacé les cordes à nœuds de leur tenue, qu'utilisaient les moines cisterciens du XIIe siècle pour rythmer leurs prières.

De la pâte teintée aux perles "aurore boréale"

Les grains des Chapelets Anciens prennent l'apparence de perles de verre translucide rondes. Les Chapelets Anciens rares peuvent être habillés de perles synthétiques mais aussi de perles de verre teinté d'un élégant bleu nuit irisé. Certains modèles de grains de Chapelets Anciens arborent une délicate teinte laiteuse. Les facettes projettent des reflets dits "aurore boréale". Le diamètre des grains se situe entre 4 et 8 millimètres. Des grains bien loin des pâtes que confectionne le patenôtrier du XIVe siècle et qu'il teinte pour imiter des matières naturelles comme l'ambre, le noir de jais, la perle ou le corail. Le patenôtrier taille également des billes dans des essences comme l’ébène, le noyer, l’olivier et plus particulièrement un bois asiatique Melia azedarach qui fournit des fruits secs. Ce margousier prend l’appellation courante d’arbre à Chapelets.

La prière du Chapelet selon les quatre Mystères

Si les grains des Chapelets Anciens peuvent se couvrir d’émail de multiples couleurs, bleu, marron, rose, le métal qui compose le Crucifix est toujours assorti à celui de la chaînette, à la teinte argent ou or, antique ou vieilli. Principal symbole de la religion chrétienne, le Christ en croix prend différents styles que l'on distingue par leur conception. Il peut être moulé dans un métal unique, confectionné en métal sur fond de nacre, ou encore Jésus placé sur un Tau et représenté la tête auréolée. Le Chapelet catholique se prie depuis le XVe siècle en observant une méditation de la vie du Christ, à l'image du moine dominicain Alain de la Roche. Ce prêcheur découvre auprès de moines chartreux, les 50 à 150 Clausules (ou Mystères) de Dominique le chartreux. De nos jours, le Rosaire est relié à 15 Mystères et le Chapelet à la prière de 4 d’entre eux :

  • les mystères joyeux, le lundi et le samedi ;
  • les mystères douloureux, le mardi et le vendredi ;
  • les mystères glorieux, le mercredi et le dimanche ;
  • et le jeudi, les mystères lumineux que Saint Jean-Paul II donne à l’Église au cours de son pontificat entre 1978 et 2005.

Prier le Chapelet en égrenant chaque rose

De par leur âge et leur rareté, les Chapelets Anciens sont des modèles uniques. Les couleurs des Grains sont variables et le métal s'est patiné au fil du temps. Une patine due à la fréquence d'utilisation et aux conditions de conservation. En plus de la Croix Chrétienne, les Chapelets Anciens portent une médaille de cœur de forme hexagonale allongée à l'effigie de la Vierge Marie. Les Ave Maria sont successivement prononcés en tenant entre ses doigts le grain suivant. Prier dix Ave Maria, c'est offrir un bouquet de roses à notre Sainte Mère, en réciter cinquante lui constitue une couronne. À chaque rose ou grain, se dit une prière de remerciement à la Vierge Marie d'être à nos côtés dans ces moments de méditation. Pour notre pape Saint Jean-Paul II, "Tout en ayant une caractéristique mariale, le Rosaire est une prière dont le centre est christologique".

Une médaille de cœur joliment ouvragée

Les Chapelets Anciens sont reconnaissables au charme qu'ils dégagent, au travers de leur composition et de la qualité de l'ouvrage du patenôtrier. Les nuances de l'émail, la délicatesse de l'ouvrage et les cicatrices du temps en sont le meilleur exemple. Les plus remarquables comprennent une médaille de cœur travaillée sur son avers comme sur son revers, avec la représentation de la Sainte-Trinité, du Sacré-cœur de Jésus-Christ notre sauveur, le doux profil de l'Immaculée Conception. Leur patine les rend agréables à égrener. La taille des Chapelets Anciens varie de 25 à 45 centimètres environ. Leur poids se limite la plupart du temps à une vingtaine de grammes, ce qui permet de l'emporter partout avec soi.

L’histoire des Chapelets Anciens

Fabriqué depuis le Moyen Âge, le Chapelet Catholique est, en France, créé par quelques très rares patenôtriers. L'appellation de ce métier trouve ses origines dans le "Pater Noster", ou "Patenôtre" ou encore "Notre Père". Les Chapelets Anciens sont les témoins de ce métier ancestral.

A l'origine, le Chapelet consiste en une couronne de roses dont on coiffe les statues de la Sainte Vierge. La rose est le symbole choisi pour ses couleurs chatoyantes et le parfum qu’elle exhale. Le Chapelet se constitue d'une cinquantaine de grains, chacun représentant une rose. L’équivalent de trois Chapelets, le Rosaire est l'expression des étapes principales de la vie de Jésus Christ, "Il est né. Il est mort. Il est ressuscité."

C'est ainsi que la prière du Chapelet conduit les chrétiens, par l’entremise de Marie, à ouvrir leur cœur aux Mystères divins de Jésus-Christ notre Sauveur, pour vivre l'expérience de la présence de Dieu dans leur vie.

Dans sa lettre encyclique "Rosarium Virginis Mariae", Saint Jean-Paul II invite les chrétiens à la pratique des grâces de la prière du Chapelet, en ces termes :
"Une chose est claire, si la répétition de l’Ave Maria s’adresse directement à Marie, en définitive, avec elle et par elle, c’est à Jésus que s’adresse l’acte d’Amour. La répétition se nourrit du désir d’être toujours plus pleinement conformé au Christ. C’est là le vrai "programme" de la vie chrétienne. Ou encore, le Rosaire nous aide à grandir dans cette conformation, jusqu'à parvenir à la sainteté. Que la relation au Christ puisse profiter également du soutien d’une méthode ne doit pas étonner. Et, en conclusion, Dieu se communique à l’Homme en respectant la façon d’être de notre nature et ses rythmes vitaux". (Saint Jean-Paul II, 16 octobre 2002)